Hardcore Gaming pour la vie.

Comment déceler un jeu hardcore? Avec les doigts qui chauffent? Les nerfs qui flanchent? La manette propulsée dans la cuisine? Je teste sur moi les effets du Hardcore Gaming : tentative de fin des jeux Devil May Cry 4 et Deadrising sur Xbox 360 (comme tout bon hardcore gamer qui se respecte).

Au delà du terme Geek, utilisé partout et à outrance (tout le monde est « geek » maintenant, pour peut que l’on joue aux jeux vidéos…), il existe la frange extrême, dure, sans pitié. Celle dont vous ne faites pas partis au vue de vos résultats, je veux parler bien sûr des Hardcore Gamers. Je suis actuellement en train de jouer à deux jeux considérés comme hardcore, DMC 4 et Deadrising. Evidement, j’ai été frappé avec ces deux jeux très différents, par le premier abord complexe tant au niveau du gameplay que du défis quasi insurmontable de la fin du jeu. Je parle ici de la quête des combos parfaits, du style, du score, mais aussi l’immense difficulté des jeux et la déception qui va avec.

Au vue des évolutions du monde vidéoludique, rien n’est plus d’actualité que le sujet « casual gamer ». Vous n’aurez pas besoin de faire le test de l’été « quel joueur êtes-vous? » pour voir la sentence tomber. Selon wikipedia « Le terme hardcore gamer est une désignation plutôt méliorative, à la différence des termes Nerd, Geek, Nolife qui eux sont plutôt péjoratifs. Le hardcore gamer peut être considéré comme un joueur très experimenté, très talentueux, avec une grande culture du jeu vidéo et du matériel de haut niveau. De par leur esprit de compétition, leur rage de vaincre, le talent dont ils font preuve, et leurs prouesses en rapidité et en précision, les hardcore gamers sont parfois assimilés à des sportifs de haut niveau. C’est pour cette raison que les compétitions entre joueurs sont parfois appelée e-sport (sport électronique). »
Le Hardcore Gamer recherche le style. Exécuter son ennemi ne suffit pas, il faut le faire avec classe et distinction. Le H.G maîtrise TOUTES les armes de combat existantes et à venir. Il éléve aussi le combo au rang de concept et de performance. Performance visuelle en fonction des jeux.
Le score a toujours été l’indicateur des prouesses des joueurs, un peu remplacé aujourd’hui par un autre système à savoir les « succés » pour la Xbox 360  et les trophées pour la PS3. Ce compteur rattaché au jeu mais aussi autonome est visible par toute la communauté, peut devenir aussi addictif qu’une vie social sur le web. Ces points sont le refuge des pulsions de scoring les plus acharnées. Une sorte de nouvelle carte de visite du joueur.

Pour revenir sur l’idée de combos et de difficulté élevée (voir surhumaine), il existe un style de jeu qui déploie toute sa grandeur : je veux parler du Beat’em all. Ce genre à toujours été présent avec plus ou moins d’actualité, mais il semblerai que son âge d’or revienne sur le devant de la scène vidéoludique. De gros titres sont en prévision pour la fin d’année comme God of War 3 et Bayonetta. Le Beat’em all est le nouveau territoire déployant des univers certes codifiés (God of War 3) mais aussi créatifs, grandioses, parfois exubérants et violent (DMC 4, Madworld, Bayonetta) et toujours hyper généreux avec le joueur. Le beat’em all mixe le concept de jeu ouvert « bac à sable » avec l’ancestrale apparition du « boss de fin de niveau ». Eux-même deviennent colossaux dans des combats épiques marquant l’esprit du joueur. Allez, je dois finir Devil May Cry 4 comme il se doit.

Plus qu’un phénomène de société, le hardcore gamer à toujours existé depuis l’apparition du jeu vidéo. Il déploie ses talents à déplier les jeux, les décortiquer, les presser comme des éponges. Un peux trop reclus dans leur taverne et dévoué à leur unique cause : celle d’être au top dans les classements, de faire des kills, de terminer dans tous les sens leurs jeux. Trop extrême pour être médiatisé.

« This summer i wish to be a hardcore gamer ».