Aahhh Bayonetta…. que dire…il y a des jeux comme ça qui marque un style, voir même en créé un de toute part. Avoisinant les notes maximales dans la plupart des tests de la presse, élu comme LE jeu du début d’année 2010, cette sorcière tendance gothique-lunette-carrée-de-secrétaire nous apporte de la violence, de la rapidité, avec une sur-enchère d’effets visuels dans un jeu serré, au bord de l’implosion graphique. Bienvenue dans la non-exploration (de monde ouvert).
Alors que le cinéma nous parle de 3D, de lunettes, et de files d’attente interminable (merci Avatar), je suis bien calé au chaud devant Bayonetta. Pas besoin d’artifice optique sur mon nez pour me rendre compte que l’équipe de PlatinumGames souhaite plus que simuler une pseudo troisième dimension. Non, l’action déclenchée par ce jeu me semble avoir un but dantesque : sortir en faisant voler en éclat mon bel écran 32″.
LE JOUR OU J’AI PRIS UN ÉCLAT DE VERRE DANS L’ŒIL.
L’art de mettre l’Action avec un grand « A » au service d’un jeu n’est pas chose aisée. La narration, le rythme, et le gameplay doivent être dosés à la perfection. Justement, Bayonetta cristallise ces trois points de façon subtils, réglés comme des lames de rasoirs prêtent à surgir de l’écran pour nous trancher en deux lors du pressage de boutons au bon timing. Le doigté céleste.
Faut-il le préciser, le perso du jeu est une nana. Impitoyable dans ses coups, ses combos sont extrêmement nombreux et divers, merci la grâce féminine (ou merci Devil May Cry 4, je sais plus). On oublie directement le matraquage du bouton unique (sauf si on est débutant au quel cas rendez-vous à la case « j’apprend à jouer »), pour se lancer dans une quête hautement plus respectable à savoir l’art de pianoter sa manette avec grâce et ainsi faire oublier à ses petits doigts que la gravitation existe. Vous allez pouvoir revêtir votre plus bel habit du parfait nolife, car terminer le jeu à 100% avec les meilleurs notations de fin de niveau (rendant à sa juste valeur vos efforts) est ce qu’on peut appeler un Défi.
UNE SORCIÈRE, DES MONSTRES…OUI MAIS DES BOSS AUSSI.
Ne me demandez pas un résumé de l’histoire, le livret et le boîtier du jeu sont déjà assez conceptuels. Les cinématiques sont nombreuses et misent en scène de façon exubérantes, j’ai trouvé cependant quelles ne cassaient en rien l’action des phases de jeu. Les pouvoirs et les armes se débloquent au fur et à mesure de l’avancement, tout est normal.
Mais revenons un instant sur l’univers de Bayonetta. Particulièrement soigné et original, les ennemis que l’on croise dans le jeu ont un double effet de surprise et d’étonnement. Toujours dans le grandiloquent, le bestiaire s’impose et marque à mon avis bien l’esprit du joueur. A chaque apparition de nouveaux ennemis, on se demande comment les attaquer et quel style de combos adopter. Et là je ne parle pas encore des boss. Ou plutôt « large boss » devrais je dire. Le choix fait par les créateurs et de nous donner du titanesque, du combat démesurément jouissif et le défi est plus que relevé. Bayonetta se livre à des déchaînements de furies violentes et sanglantes, avec la possibilité de « finir » l’adversaire (ou le boss) en pressant les deux boutons Y et B en même temps.
Y Y Y B B • B DANS UN SHAKER
Bayonetta limite au maximum les possibilité d’exploration du joueur. Après les mondes ouverts, en voici un de cloisonné, comme si le chemin tout tracé du jeu nous guidait vers la route de l’action pure. Cela n’empêche pas le jeu d’être techniquement réussis avec des ambiances colorées souvent vives, et des paysages détaillés, qui donnent une impression de profondeur aux différentes ambiances.
L’expérience de jeu me fait penser à un cocktail dont on expérimente une recette personnelle, on connaît les ingrédients de base et on sait que l’on doit secouer le tout. Reste à goûter le résultat : piquant, éclatant, rapide et étonnant. Tout en strates de technicité, accessible et à la fois indomptable, Bayonetta combine un mélange complexe d’action et de plaisir. A l’image de son héroïne.

