Borderlands

Borderlands est ma grosse surprise de cette fin d’année. Ce FPS-RPG (First Person Role Playing Shooter comme ils disent sur le site du jeu) est donc un mélange de shoot et de RPG. Concrètement ça peut donner quoi? Si vous voyez au dessus de la tête des gens un nombre (niveau d’expérience) ainsi qu’une barre rouge (jauge de vie) dans le métro par exemple (où la rue), c’est que vous jouez trop à Borderlands. Pour ma part, j’ai trouvé ce cocktail-mutant role playing shooter détonant et extrêmement accrocheur. L’univers Mad Maxien (voir trailer) version dessin animé hyper violent, se situe dans une limite de territoires et de temps quelque part dans ce vaste monde appelé Pandora.
Au début du jeu et de l’histoire, vous avez la possibilité d’incarner l’un des quatre héros disponible : Roland le soldat, Lilith capable de devenir invisible, Mordecaï le sniper et enfin Brick qui se bat à grands coups de poings. Si la trame principale de l’histoire est assez simple, une fois qui vous vous retrouvez aux commandes de votre personnage, vous aurez comme but ultime de trouver l’Arche. Ce lieu est un monument enfoui par une civilisation extraterrestre il y a plusieurs milliers d’années. Cette quête va vous faire traverser un bon nombres de territoires différents, et c’est un des points fort de Borderlands. Malgré des temps de déplacement souvent longs (mais vive les téléporteurs!), les paysages et les ennemis vont être amenés à changer au cours de votre périple. En vrac, soldats, nains, kamikazes, gros bourrins au lance roquette, chiens mutants, araignées, insectes géants, et autres mutations étranges. A cela s’ajoute quelques boss, plus ou moins immense. Le mode co-op est aussi très jouissif. Avec 4 amis, on peut recréer la team des quatres héros partant à l’aventure, les ennemis et la difficulté devenant accrues. Récompense : les armes et objets récoltés deviennent plus puissants. Un élément nous montre bien que nous sommes aussi dans un RPG, réside dans le fait que l’action n’est pas constamment présente. Des zones de combats sont assez distinctes, certains passages sont habités par des ennemis (grottes, villages, camps…) et d’autres plus sont propices à l’exploration. En ce qui concerne le gameplay des combats, du classique niveau des commandes, on est sur le même schéma que COD MW2 et GOW2. Terrain (archi) connu donc.
Bien évidement comme tout bon RPG qui se respecte, les « quêtes annexes » sont là pour rendre le jeu encore plus ardu. Assez variées et nombreuses, elles permettront au plus hardcore d’entre nous de faire durer le plaisir de jeu un peux plus longtemps.
Sauf erreur de ma part, je n’ai pas vu de réel campagne de pub massif autour du jeu. Un peu masqué ces derniers jours par la sortie de Call of Duty Modern Warfare 2, il n’en reste pas moins une pépite de grande valeur. Déjà par son style graphique qui ne passe pas inaperçu avec un très beau cel-shading (le dernier jeu avec ce style qui m’a scotché est Killer7 sur PS2). On pourrai voir en inspiration le film d’animation Heavy Metal 2000. L’univers est très détaillé, les textures sont superbes et l’ambiance qui s’échappe des décors ne m’ont pas laissés indifférent, bien au contraire. Le sentiment de grandeur est assez palpable. Au fur et à mesure de la découverte et de l’exploration, la bande son viendra compléter l’aspect unique du jeu. Discrète mais sachant se faire entendre au bon moment, les musiques sont absolument géniales. Composées par Jesper Kyd, Sascha Dikiciyan, Cris Velasco, Raison Varner et Tim Larkin, le CD sera disponible à l’achat le 8 décembre.

Borderlands est pour moi un coup de cœur dans le sens ou j’ai découvert avec ce jeu une ambiance (graphique et sonore) réellement originale. Dans les semaines qui arrivent, je vais justement publier le premier d’une série d’articles qui va avoir pour sujet une analyse des univers et imaginaires dans le jeu vidéo au travers des choix des studios de développement. Je pense que les intentions d’originalités du studio Gearbox software dans le mélange FPS-RPG ainsi que dans l’univers post-apocaliptique (un peu de Fallout 3 aussi) de Borderlands en font un jeu à part. Je me demande depuis combien de temps je n’ai pas qualifié un FPS de la sorte? De mémoire d’homme cela remonte à loin.