Hier soir, je me suis énervé sur un petit bout de viande. Attention chers lecteurs, il n’y a rien de sale ou de déplacé dans mon propos. Je veux parler du dernier jeu indé qui fait un carton sur le XBLA, Super Meat Boy développé par Team Meat.
500gr. de pixels
Le petit bout de viande en question se nomme Meat Boy, et dans la pure tradition du jeu de plate-forme il revisite le genre à la sauce 21éme siècle : énervé, sanglant, vif et tranchant. Ce jeu carnassier se nourrit bien de chair, les doigts sont mis à rude épreuve et l’odeur de viande grillée n’est pas très loin.
L’histoire ? Rapide et vive comme notre héros. Meat Boy doit récupérer sa bien aimée Dandage Girl. Pour ce faire, il faut amener Meat Boy jusqu’au bout de chacun des niveaux infestés de pièges, où la malheureuse se fait kidnapper constamment par l’infernal Dr Foetus. On pense arriver à chaque fois à accomplir notre devoir, mais Dr Foetus est le plus rapide.
Respawn
Vivre et mourir est un concept central du jeu. Il en devient même le moteur, dans le sens ou la difficulté est très élevée. Toujours dans ce sentiment de vitesse, une mort due à un échec lors d’un saut, ou bien lors du contact avec une surface tranchante (scie en marche par exemple) renvoie avec la même vitesse à la réapparition au début du niveau. Chaque niveau est un parcours à découvrir, composé de très nombreux engins de torture (du feu, des scies circulaires, des lasers, des trous…). Tout est donc calé au pixel près, du saut à sa réception. Incroyable de voir un si petit morceau de viande (à la bouille attachante), acquérir un telle dextérité.
GEEK
Pour ma part et en guise de conclusion, je dirai que SMB est le jeu le plate-forme exigeant et décalé que j’attendais. Sûrement va t-il se poser prochainement comme une référence du genre en 2D. Là où je trouve un intérêt certain dans ce jeu, se situe dans son univers. Références geek, musiques (hard-rock en intro), beaux graphismes 2D, donne une saveur au tout assez tendance, un peu trash mais toujours lisse, qui parle à tous les geeks que nous sommes. Nos deux compagnons, Edmund Mcmillen et Tommy Refenes, sont très bons assurément.
Allez, je me dis qu’on peut maintenant arrêter de prononcer le mot « geek« , voir même de l’utiliser. La Team Meat vient de sortir le jeu charnière qui pour moi utilise une dernière fois le concept geek, qui à la différence de notre petit cube de viande qui meurt pour mieux repartir, se relève une dernière fois pour mieux disparaitre.










2 comments
Yo-kid says:
nov 10, 2010
C’est un jeu de fou, j’ai vu plusieurs tests et je pense qu’il faut se laisser tenter…
Très bon texte, merci…
Nicolas T. says:
nov 10, 2010
Oui, si tu aimes les jeux de plate-forme décalés et ardus tu peux foncer les yeux fermé ;)
Merci pour ton compliment, je visite de temps en temps aussi ton blog…
A+