Voici qu’un « jeu-facebook » fait son entrée chez ecriture-videoludique. C’est une première, mais n’ayons pas peur du grand Facebook car le jeu en vaut la chandelle. Il s’agit de Diamond Dash, développé par Wooga et jouable donc sur les réseaux sociaux (Facebook et Google+). Le principe est simple, il vous faut enchainer les cliques sur des assemblages d’au moins 3 diamants de couleurs identiques pendant une durée de 60 secondes. La règle du jeu est suffisamment bien pensée pour vous faire jouer et rejouer et rejouer…
Des combinaisons/combos sont bien entendu possible, et n’oublions pas que nous somme sur Facebook, il est alors possible de lancer des défis à ses amis. Sympa pour faire monter la sauce et partager ses gros scores de bourrins à tout va.
Diamond dash va vite, je dirai même qu’il m’a fait déconnecter mon cerveau de mon index, celui-ci devenant autonome, capable de différencier les bons agencements des mauvais. Cette déconnection est une jouissance simple, immédiate et visuelle. Un état qu’il est quasiment impossible de retrouver avec les « vrais » jeux, ambitieux, scénarisés dans un univers qui demande à être exploré. Les accélérations du jeu sont belles. Elles demandent une attention intense, le cerveau est dépassé, prêt pour l’ultime étape du plaisir localisé au clique gauche : le vertige coloré est atteint.
J’ai pourtant un sentiment étrange. Mon style de jeu habituel est plus orienté console/pc, je suis passé à côté de la vague de jeux sociaux (Farmville et autres) et je ne pensais pas avoir de « coup de cœur » avec ce genre de jeux. Je me rend compte que je me suis mis une idée bizarre en tête, car le jeu peut prendre n’importe quelle forme, lieu, et temps. Cela tombe bien car Facebook demande du temps, un temps assez peu captivant une fois les habitudes terminées (voir ses notifications), ensuite je me laisse porter par les flux, les liens… mais j’ai maintenant trouvé comment pimenter cette humeur un peu fade, en jouant. Dans la répartition de mon temps de jeu et de mes activités, il y a Facebook. Et dans Facebook il y a ce nouveau frémissement probablement éphémère : Diamond dash.









